
Plus de vingt ans après l’élaboration de la stratégie québécoise de lutte contre le VIH/sida, il faut bien se rendre à l’évidence : la bataille contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) est loin d’être gagnée. En effet, on note que les « infections silencieuses » n’ont cessé de progresser au cours des dernières années. Leurs ravages au sein de la population sont tels qu’on les considère un véritable problème de santé publique à prioriser. Et Montréal n’y échappe pas : il s’agit de la région du Québec la plus touchée par cette situation alarmante.
Comme dans le reste du Québec, l’augmentation des cas de chlamydiose et de gonorrhée chez les jeunes est préoccuppante. Elle démontre clairement l’importance de poursuivre auprès d’eux les efforts de prévention, notamment en leur offrant une éducation sexuelle adéquate.
Toutefois, à l’instar d’autres grands centres urbains du Canada, Montréal connaît une situation particulière en raison des épidémies de VIH et de VHC qui y sévissent. Un grand nombre de personnes sont atteintes par l’une ou l’autre de ces infections. De plus, leurs conséquences sont lourdes, non seulement pour les personnes atteintes et leur entourage, mais, également, pour le système de santé et l’environnement social, économique et politique.
Montréal abrite une grande concentration de groupes particulièrement vulnérables aux ITSS :
Pour plus de détails sur certaines ITSS, consulter les fiches suivantes :